09/03/2009

Le BAISER

Y'a le premier baiser.  Mouillé.  Etonné.  Ou étonnant.  Maladroit, souvent.  Inoubliable, parce qu'il est le premier.

Y'a le baiser inattendu.  Sans feeling.  Glacial.  Qui ne rime à rien mais ne mène à rien.

Y'a le baiser mouillé.  Gluant même.  Signe total d'incompatibilité entre les bouches, les langues, les salives.

Y'a le baiser tendre.  Léger comme une plume.  Avec juste ce qu'il faut là où il faut.  Il laisse présager tant de prochains baisers.

Y'a le baiser chaud.  Tout est chaud.  Pas hot, non.  Chaud.  Lèvres chaudes.  Sensation de chaleur qui, bien souvent, se diffuse jusqu'à la pointe des orteils... et des oreilles.

Y'a le baiser langoureux.  Profond.  Violent, presque.  Préliminaire des préliminaires.

Y'a le baiser sensuel.  Savant dosage de baisers légers, puis de baisers de plus en plus poussés, puis à nouveau légers.  Il peut durer une éternité. D'effleurements en effleurements, il pousse la tension à son paroxysme.

Y'a le dernier baiser.  Sur un quai de gare.  Dans un lit.  Sur un trottoir.  Il n'est semblable à aucun autre.  Inoubliable parce qu'il est le dernier.

 

Texte emprunté d'un blog que je trouve très fin http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be

15:37 Écrit par Instants de vie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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